Certains éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) œuvrant au poste frontalier de Kasindi, dans le territoire de Beni, sont accusés d’entretenir l’exploitation illicite du sable dans la rivière Lubirihya, à la frontière entre la RDC et l’Ouganda.

Cette accusation vient non seulement de la population riveraine, mais aussi de l’Organisation pour l’Encadrement des Agriculteurs et de Défense des  Droits Humains (OEADH).

D’après maitre Sikwaya Merveille, coordonnateur de l’OEADH, ces militaires se livrent également à l’extorsion des biens des extracteurs du sable.

« Les militaires commis dans des pistes, notamment de Kamugumba, Kamushanga et autres, sont en train de commettre des cas d’extorsion des biens de la paisible population riveraine de la rivière Lubirihya. Ces militaires qui entretiennent l’extraction du sable, font payer de l’argent aux extracteurs. Nous ne comprenons pas comment les militaires se substituent au service des mines, alors que ce sont les services étatiques qui devraient percevoir de l’argent qui va dans le trésor public », a dénoncé maitre Sikwaya Merveille.

En réaction, le porte-parole du secteur opérationnel Sokola1 grand nord, affirme être déjà au courant de ces informations. Le capitaine Antony Mualushayi annonce qu’une équipe d’enquêteurs est déjà dépêchée à Kasindi pour s’enquérir de la situation.

« Depuis hier, nous avons vu des telles informations sur les réseaux sociaux. Nous avons envoyés une équipe à Kasindi pour vérifier. Moi personnellement j’ai envoyé mon caméraman qui est dans cette délégation. Nous pensons que quand ils seront de retour, nous aurons d’informations pour éclairer l’opinion », a-t-il promis.

Freddy Kighoma