Les activités scolaires n’ont pas encore repris dans plusieurs écoles du groupement Ikobo, en territoire de Walikale, depuis la rentrée scolaire 2021-2022.

Selon la notabilité du territoire de Walikale, l’insécurité grandissante causée par l’activisme des groupes armés dans certains villages de cette partie du Nord-Kivu a poussé les habitants à se déplacer vers les zones jugées sécurisées. C’est notamment à Buleusa, au Nord de Walikale et à Miriki dans le sud du territoire de Lubero.

D’après John Muhemeri, notable de Walikale, une dizaine d’écoles situées dans les villages de Bukumbirwa, Maasha, Misambo et Kateku restent fermées à cause de l’insécurité qui a provoqué un déplacement massif des populations locales.

Les combattants des groupes armés Forces Patriotiques pour la Paix, Armée du Peuple et ceux de Nduma Defense Congo-Rénové, commandés respectivement par les généraux auto-proclamés Kabido et Guidon Shimiray, sont accusés d’être à la base de cette situation d’insécurité.

« C’est depuis l’ouverture de l’année scolaire qu’il y a des écoles dans le groupement qui n’ont pas ouvert leurs portes, suite à l’insécurité grandissante. Par exemple, le village de Bukumbirwa qui compte plus de quatre écoles est abandonné par toute sa population. Vraiment, tous les enfants sont en dispersion. Il y a aussi les villages de Bendisambo qui a plus de deux écoles. Il en est de même des villages de Maasha, Misambo et Kateku. Nous craignons que cette année scolaire ne soit déclarée blanche dans certaines entités », a alerté John Muhemeri.

Il en appelle à l’implication des autorités militaires de l’état de siège pour permettre le retour des populations civiles dans leurs milieux de vie en cette période de la rentrée scolaire 2021-2022.

Dieu Merci Mumbere