Le tribunal militaire de garnison de Beni-Butembo siégeant en chambre foraine dans les enceintes du parquet militaire détaché de Butembo, a ouvert depuis lundi 22 novembre 2021, des audiences publiques dans plusieurs affaires.

L’ouverture de ces audiences publiques est saluée par les organisations non gouvernementales locales de Défense des Droits de l’Homme.

C’est le cas du Réseau pour les Droits de l’Homme (RHEDO) qui estime qu’avec ces audiences publiques organisées pour la première fois à Butembo depuis l’avènement de l’état de siège, certains détenus seront fixés sur leur sort.

Le coordonnateur du REDHO, Muhindo Wasivinywa souhaite voir cette instance judiciaire militaire rester le plus longtemps à Butembo pour vider les dossiers des justiciables en détention préventive dans les prisons centrales de Butembo et de Lubero, au Nord-Kivu.

« Il se pourrait que le tribunal est venu pour quelques dossiers et que dans moins de 10 jours, il pourra retourner. C’est ce que nous regrettons. Parce qu’on pensait qu’ils viennent pour essayer de soulager tant soit peu les détenus. Depuis l’état de siège, il n’y a pas eu d’audiences à Butembo. Dans cette ville, il n’y a plus des tribunaux qui pourraient trancher en matière répressive », regrette Muhindo Wasivinywa.

La Rédaction