Les femmes de la ville de Butembo, fustigent la persistance de l’insécurité dans la région, sept mois après la proclamation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri.

Elles l’ont fait savoir dans un mémorandum adressé aux autorités de la République Démocratique du Congo, en marge de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jeudi 25 novembre 2021.

Mabanza Dibi Odile, responsable du service de genre, famille et enfant, souligne que les femmes sont plus victimes des violences physiques et psychologiques.

« Avec l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, les femmes de Butembo ont pris espoir croyant au retour de la paix dans la région. Mais, voici sept mois après, la situation s’est empirée et le nombre de personnes mortes dans des embuscades a triplé. Les femmes et les jeunes filles sont plus victimes de cette montée de violences aussi bien physiques que psychologiques. Les femmes doivent se lever pour exiger leur protection », a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, les femmes de Butembo recommandent au Gouvernement de prendre des mesures garantissant le bon fonctionnement des parquets et tribunaux dans les zones sous l’état de siège, de renforcer le personnel de l’appareil judiciaire, notamment les magistrats, les juges et autres personnes indispensables, afin de lutter contre la criminalité surtout les violences faites à la femme.

Elles plaident également pour l’organisation d’une chambre foraine sur les dossiers de violences sexuelles en souffrance depuis la proclamation de l’état de siège.

Cette journée a été célébrée cette année sous le thème mondial : « Orangez le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ».

Providence Birugho