Le Centre de Protection des Indigents et Malades mentaux appelle les élèves finalistes qui n’ont pas satisfaits à l’examen d’État d’accepter sportivement leurs résultats pour éviter les troubles mentaux.

Les habitants de Butembo et environs devraient cesser de stigmatiser les malades mentaux. Selon Kambale Bahati coordonnateur du CEPIMA, cette stigmatisation freine le processus de stabilisation des malades.

«  La stigmatisation se retrouve dans tous les aspects de la vie avec comme conséquences, limiter les opportunités des malades souffrant de cette maladie. À la population, nous disons que la dignité humaine n’est pas négociable. Même si quelqu’un souffre de la maladie mentale, il a toujours droit à une considération et droit à lamour et la compassion », a-t-il conseillé.

Par la même occasion, Kambale Bahati appelle les élèves finalistes du secondaire d’accepter sportivement les résultats obtenus à la dernière édition de l’examen d’État, afin de prévenir des nouveaux cas de trouble mental.

«  Si vous pouvez voir les conditions dans lesquelles ces finalistes ont travaillé avec toutes les réalités de cette année dont la Covid-19, vous verrez qu’ils étaient stressés. Plusieurs de ceux qui vont échouer sont gravement exposés à une maladie mentale parce qu’ils ne se sont pas bien préparés. Ça dépendra de la façon dont chacun va recevoir son résultat et l’assumer » a-t-il recommandé.

En marge de la journée mondiale de la santé mentale célébrée chaque le 10 octobre, le Centre de Protection des Indigents et Malades mentaux (CEPIMA), a déploré l’accroissement du taux des malades mentaux, particulièrement dans la région de Beni, Butembo et Lubero, en province du Nord-Kivu. Il explique cette situation par plusieurs facteurs, dont la guerre, les épidémies, la consommation abusive de la drogue et les conflits familiaux.

La Rédaction