Le Professeur Muhindo Mughanda qualifie d’inopportune, la dernière adresse à la Nation du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Il estime que ce discours a été prononcé sous l’effet de la colère.

Commentant la dernière adresse à la Nation de Felix Tshisekedi, le Professeur Muhindo Mughanda pense que le moment était très mal choisi par le Chef de l’Etat pour prononcer un tel discours qui fragilise davantage la situation politique au Pays. Cet enseignant des sciences politiques à l’université Officielle de Ruwenzori, estime que le président de la République s’inscrit dangereusement dans une logique consistant à rompre tacitement les accords jusqu’ici secrets, signés entre le CACH et le FCC. Il conseille au Chef de l’Etat de ne pas agir sous l’effet de la colère.

« Le ton au départ a montré qu’il était en colère. On sent qu’il est allé en descendant. Au départ, les prémices étaient vraiment fortes et il présentait des problèmes sérieux. Mais au finish,  la conclusion a été faible. Il a juste annoncé des consultations alors qu’on s’attendait à quelque chose de plus grave. On se rend compte qu’il avait l’intention d’en finir avec le mariage FCC-CACH. Il a l’intention de gouverner, mais pas seul. Plutôt à travers une union sacrée. La République est en danger. Pour moi, ce n’était pas un moment propice de montrer que nous ne sommes pas unis. Le moment n’était pas bien choisi parce que ce discours est venu après la prestation de serment des juges contestés de la cour constitutionnelle. Dans ce cadre, il semble être un discours de justification. Ce qu’il faut apprécier dedans, c’est le fait qu’il soit sorti de sa cachette et qu’il ait rompu le silence sur l’hypocrisie qu’ils entretenaient au sein de leur coalition », a analysé le Professeur Muhindo Mughanda.

Dans son adresse à la Nation vendredi 23 Octobre, Felix Tshikedi a annoncé des consultations des forces représentatives du pays, à partir de la semaine prochaine. Il a promis revenir pour une autre adresse à la Nation dans laquelle il pourra faire part à l’opinion des décisions prises.

Roger Mulyata