Deuxième journée des manifestations anti-Monusco en ville de Butembo, mardi 6 Avril 2021, des activités socio-économiques de nouveau paralysées.

Des mouvements des personnes ont été timidement perceptibles dans les grandes artères de la ville de Butembo depuis les petites heures de ce mardi 6 Avril. Sur le boulevard Joseph Kabila, l’on pouvait constater la circulation timide des motos et des véhicules. Même constat fait sur rues Julien Paluku et Denis Paluku. Au marché central, des vendeurs des légumes, des céréales, des poissons et d’autres produits agricoles ont vaqué à leurs occupations quotidiennes. Des boucheries ont également ouverts leurs portes.

Cependant, les boutiques, magasins, plusieurs officines pharmaceutiques et des galeries sont fermés. Situation similaire dans les maisons des télécommunications, des sociétés de micro-finance, banques et les stations services.

Par ailleurs, aux environs de 10 heures locales, certains manifestants ont barricadé la route menant vers Mutsanga au niveau du pont de Cinquantenaire, dans la partie Est de la ville. Sur place, ils arrêtaient tout passager qui était à moto ou à bord d’un véhicule. Le passage était conditionné par le payement de quelques billets verts, dont le montant variait d’une personne à une autre.

Cette pratique était aussi vécue sur l’artère principale de la ville, à la hauteur de Furu, au nord de Butembo. Des groupes des jeunes s’apprennent aux motards qui fonctionnent en clandestinité. Leurs engins sont bloqués puis libérés après paiement de l’argent. La même pratique a été observée sur l’axe conduisant vers l’aérodrome de Rughenda, au niveau du rond-point Kitulu.

Dans la partie sud de Butembo, des croix sont placées dans plusieurs carrefours vers Njiapanda. Des mouvements citoyens Lutte pour le Changement (Lucha) et Anti-Gang ont organisé une nouvelle marche pacifique ce mardi, pour exiger le départ de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo, des agences du système de l’ONU et des ONG internationales œuvrant dans la région de Beni, Butembo et lubero.

Martin Leku