« Militer en fragilisant certains domaines de la vie dont l’éducation, risque de nous empêcher d’atteindre l’objectif ». Point de vue défendu par Joël Kavuya, encadreur principal du parlement d’enfants Beni.

Dans une interview accordée à RTVH ce mardi 6 Avril 2021, Joël Kavuya a commenté les 10 jours sans activités décrétés par les mouvements citoyens et groupes dits de pression, de Beni, Butembo et lubero, pour réclamer le départ de la Monusco et des organismes du système des Nations-Unies œuvrant dans la partie Nord de la province du Nord-Kivu. Selon cet encadrer principal du parlement d’enfants de Beni, la paralysie d’activités scolaires pénalise le secteur de l’éducation qui souffre depuis longtemps à cause de l’insécurité grandissante dans la région.

Il fait savoir que le parcours scolaire des écoliers et élèves souffre actuellement d’une série d’interruptions instantanées des cours.

« Par rapport à ce que nous vivons à l’Est, particulièrement à Beni, nous avons constaté qu’il ya des marches pacifiques. Je dirai, est-ce qu’on ne peut pas voir ce qui est particulier, par exemple du côté éducationnel. Parce que si nous militons tout en fragilisant certains domaines de la vie dont l’éducation, nous risquons de ne pas atteindre l’objectif visé », exhorte-t-il.

Ce mardi 6 avril 2021, les activités ont été partiellement paralysées en ville de Beni. Si le transport en commun a tourné normalement, les activités commerciales et scolaires n’ont pas fonctionné.

Samuel Sirasi