Le gouverneur du Nord-Kivu appelle les responsables des mouvements citoyens et ceux des organisations des forces vives de la province à plus de responsabilité, face à la situation sécuritaire qui prévaut dans cette partie du Pays.

L’appel de Carly Nzanzu Kasivita fait suite aux 10 jours sans activités décrétés à Beni, Butembo et lubero par les mouvements citoyens pour réclamer le départ de la MONUSCO et des organismes du système des Nations-Unies œuvrant dans la région. Il a lancé cet appel au cours du café de presse organisé par l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), section du Nord-Kivu.

Pour l’autorité provinciale du Nord-Kivu, il est inadmissible que des mouvements citoyens s’opposent aux humanitaires ainsi qu’à la MONUSCO qui sont des partenaires de la RDC pour faire face à la fragilité de la situation sécuritaire et humanitaire au Nord-Kivu.

« Lancer des messages généralisés contre les humanitaires et la MONUSCO, au Nord-Kivu, ce n’est pas être réaliste. Nous sommes une province déstabilisée pendant plus ou moins 30 ans, il y a des secteurs qui reçoivent des subventions de la solidarité internationale, tels que la santé », a dit Nzanzu Kasivita Carly.

Depuis le début de la semaine, des jeunes de différents mouvements citoyens manifestent dans la rue à Butembo, Beni et Kasindi, pour réclamer le départ de la MONUSCO et des organisations internationales. Ils les accusent notamment de complicité dans les massacres des civils en région de Beni.

Mumbere Patrick Syaluha