Demander à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO) d’être plus dynamique et efficace, c’est légitime. Mais, demander son départ n’entre pas dans le sens de la stabilisation de l’est de la République Démocratique du Congo.

Telle est la réaction du porte-parole de la MONUSCO aux revendication des mouvements citoyens et groupes de pression de Beni, Butembo et lubero, qui ont décrété 10 jours sans activités, pour exiger le départ de la Mission onusienne et des organismes du système des Nations-Unies œuvrant dans la région.

Il l’a fait savoir au cours de la visioconférence de  presse hebdomadaire de la MONUSCO, animée à partir de Kinshasa. Mathias Gilman a indiqué que la MONUSCO vient en aide notamment à plusieurs populations qui se réfugient auprès de ses bases en cas de menace.

« Des dizaines et milliers de congolais viennent se réfugier auprès de nos bases. Demander à la MONUSCO d’être plus efficace, d’être plus déterminée et de travailler auprès des FARDC, c’est tout à fait légitime. Mais, demander son départ avec des milliers de personnes qui trouvent refuge chaque soir auprès de nos bases, ça ne semble pas aller dans le sens de la stabilisation de la région. Les menaces dirigées contre les humanitaires sont absolument inacceptables. Les populations qui bénéficient de l’aide humanitaire, je pense qu’elles ne partagent pas cet avis », a expliqué Mathias Gilman.

En répondant à la question de savoir, pourquoi la brigade d’intervention de la MONUSCO n’intervient pas seule ou en appui aux FARDC conformément à son mandat, le porte-parole de la MONUSCO a précisé que la mission onusienne respecte la souveraineté de la RDC. Il a ajouté que la brigade d’intervention n’intervient qu’en extrême nécessité, mais la mission première revient à l’armée nationale.

Samuel Sirasi