Des divergences persistent au sein de composante des confessions religieuses de la République Démocratique du Congo, autour de la désignation du nouveau Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Réunis en assemblée plénière, mardi 27 juillet 2021 à Kinshasa, les délégués des confessions religieuses, ne se sont pas mis d’accord sur le choix du successeur de Corneille Nanga à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante.

Commentant ce sujet d’actualité au Pays, le Professeur Kahindo Muhesi Augustin, enseignant en Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives à l’Université Catholique du Graben(UCG), pense que ce manque de consensus au sein de la plateforme des confessions religieuses, pourrait impacter négativement sur les préparatifs des échéances électorales de 2023 en RDC.

Il fait observer que l’attitude affichée par les leaders des confessions religieuses viserait à semer de la division pour leurs propres intérêts.

« On est parti pour un processus électoral non consensuel qui sera émaillé de beaucoup de contestations. Parce que si on se réfère à l’histoire de l’organisation des élections en RDC, à partir de 2006 jusqu’à nos jours, on voit clairement que le schéma de la majorité au pouvoir en 2011 est en train de se rééditer. Allons aux élections de 2018, la classe politique qui était au pouvoir était intervenue dans la désignation des animateurs de la CENI. Cela a eu pour conséquence, le déficit d’indépendance de la CENI. Et on est parti pour un processus électoral peu crédible, il n’est même pas exclu qu’on arrive à un boycott d’une certaine classe politique de l’opposition à pouvoir participer à ce processus »,

a analysé le professeur Kahindo Muhesi Augustin, au cours d’une interview qu’il a accordée à rtvh.net, mercredi 28 juillet 2021.

En définitive, il conseille les leaders des confessions religieuses de revenir à la table de négociations afin qu’ils trouvent un compromis sur cette question.

La Rédaction