Une cinquantaine d’écoles primaires et secondaires ont déjà fermé leurs portes et d’autres délocalisées dans la sous-division de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, EPST/Bulongo, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.

Cette situation est consécutive aux attaques répétitives attribuées aux terroristes de l’Allied Democratic Forces (ADF) dans plusieurs villages du secteur de Ruwenzori.

Dominique Sondirya, chef de la sous-division de Bulongo, en province éducationnelle Nord-Kivu 2 qui livre cette information, fait savoir que les écoles délocalisées fonctionnent dans les milieux qui accueillent les déplacés.

« Par exemple, à Halungupa et à Loselose, les écoles n’ont jamais été rouvertes. Dans la cité de Bulongo, les écoles sont toujours fermées à cause de l’insécurité. Il ya tout un trimestre perdu. Et aujourd’hui c’est Masambo qui connait la même situation. Au moins une cinquantaine d’écoles primaires et secondaires sont fermées », a-t-il indiqué.

Pour pallier cette situation, il plaide pour le renforcement de la sécurité dans la zone. Au même moment, il en appelle à l’accueil des élèves déplacés dans des écoles où la situation sécuritaire semble relativement calme.

« La solution nous ne pouvons pas la trouver seuls. Nous demandons le concours de nos partenaires. Et nous demandons aussi aux chefs d’établissements d’accueillir les déplacés dans des milieux sécurisés comme à Kasindi », a exhorté le chef de la sous-division de l’EPST Bulongo.

Les sources militaires du secteur operationnel Sokola1 grand nord annoncent que l’armée renforce sa présence dans la région pour rassurer la population civile.

Freddy Kighoma