SOCIETE

Nord-Kivu : Perturbations des activités socio-économiques à Butembo et Beni

Les activités socio-économiques ont tourné au ralenti, mardi 11 Août dans les villes de Butembo et Beni, en province du Nord-Kivu. L’appel à la journée ville morte a été lancé par des groupes de pression et mouvements citoyens pour exiger la libération de certains de leurs membres et dénoncer l’insécurité grandissante dans la région.

Au centre-ville de Butembo, les activités commerciales n’ont pas fonctionné. Galeries, magasins, boutiques n’ont pas ouvert les portes. La même paralysie a été observée au niveau des stations-service et dans le transport à commun.

À Furu et Mutsanga, des points reconnus chauds de la ville, la tension était perceptible dans les premières heures de la journée. Des barricades y ont été érigées. Pour parer à toute éventualité, des éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) ont été déployés dans les carrefours du centre-ville.

En ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, des barricades étaient aussi visibles sur les grandes artères, à Mambango, Kanzulinzuli et Ngongolio. Les manifestants ont été dispersés par les forces de l’ordre et de sécurité. Cette tension était à l’origine de la perturbation des activités socio-économiques.

Libération des militants arrêtés et démission du Gouverneur

Les mouvements citoyens et groupes de pression qui ont appelé à une journée sans activités dans les deux villes, réclament la libération de certains de leurs membres en détention, dont l’activiste Clovis Mutsuva arrêté il y a quelques semaines. Ils dénoncent également la persistance de l’insécurité dans la région.

« Nous avons organisé cette journée ville-morte pour réclamer la libération de notre activiste Clovis Mutsuva, détenu en violation de la loi. Deuxièmement, la population de Beni demande le remplacement du Gouverneur militaire qui est incapable de remplir ses missions, conformément au mandat confié à l’état de siège », fait savoir un militant.

Une démarche inopportune !

De son côté, la Coordination de la société civile de Beni désapprouve la démarche des groupes de pression et mouvements citoyens.

« Il aurait fallu qu’on organise une réunion d’ensemble pour analyser l’opportunité ou non de cette journée ville-morte », déclare Maître Pépin Kavota, Président des forces vives de Beni.

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