Les délégués du Gouvernement de la RDC et ceux de la rébellion de l’AFC/M23 ont signé, samedi 15 novembre 2025 à Doha, capitale du Qatar, un accord-cadre. Ce document détermine la méthodologie et le calendrier pour la poursuite des négociations en vue d’un accord de paix global.
par Prosper Buhuru
Parmi les engagements, Kinshasa et AFC/M23 devront confirmer un cessez-le-feu permanent et procéder à la libération des prisonniers, conformément aux mécanismes déjà paraphés en septembre et octobre 2025.
L’accord-cadre devrait définir une série de protocoles, dont plusieurs restent à négocier dans les deux semaines suivant la signature. Ces protocoles porteront notamment sur l’accès humanitaire, les arrangements sécuritaires et le Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), la restauration de l’autorité de l’État, le retour des déplacés et réfugiés, la relance économique ainsi que la justice transitionnelle.
La société civile Forces vives du territoire de Rutshuru salue l’engagement de Kinshasa et de l’AFC/M23. Elle rappelle que la population, fortement touchée par le conflit, attend des engagements concrets et applicables sur le terrain. Selon Samson Rukira, son rapporteur général, cet accord ne pourra avoir un véritable impact que s’il marque une rupture avec la longue série d’accords non exécutés.
« La population attend d’eux un accord sincère, avec un plan de mise en œuvre concret pour que les déplacés et les réfugiés puissent revenir chez eux », plaide-t-il.









