Au total 756 dossiers de divorce ont été enregistrés dans la région de Beni-Butembo-Lubero, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, entre 2021 et 2026.
Par Roger Mulyata
Ces chiffres sont contenus dans un rapport de monitoring publié par le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO). Ils ont été compilés en marge du mois de mars, dédié aux droits des femmes.
D’après ce monitoring, la zone de Beni est en tête des statistiques avec 522 cas, suivie de la ville de Butembo 196 dossiers, tandis que le territoire de Lubero en comptabilise 38.
Maître Muhindo Wasivinywa, Coordonnateur du REDHO, fait savoir que les jeunes couples sont majoritairement touchés par le divorce dans la zone susmentionnée.
Les enquêtes de terrain évoquent plusieurs facteurs à la base de ce phénomène, dont l’infidélité chronique, le poids des mariages forcés et l’absence de fondations affectives solides.
« Ceux qui ont déjà eu le jugement de divorce donnent des raisons qui ne sont pas les mêmes. Certains accusent leurs partenaires de commettre l’infraction d’adultère. D’autres estiment qu’ils ont été trompés dans leur amitié, c’est-à-dire des fiançailles fondées sur le mensonge. Nous en avons aussi trouvé d’autres qui prétendent avoir été contraints à se marier, … », explique Maître Muhindo Wasivinywa.
Le REDHO s’inquiète des conséquences de ces cas de divorce sur la communauté, la stabilité des enfants et l’équilibre social. Il appelle les leaders communautaires, les chefs religieux et les autorités étatiques à s’impliquer davantage afin de renforcer l’accompagnement des conjoints et privilégier, autant que possible, une cohabitation durable et harmonieuse pour la survie de la cellule familiale.








