La Société civile forces vives du Nord-Kivu dénonce la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et socio-économique dans la province. Elle encourage des actions concrètes pour recouvrer l’intégrité du territoire national et restaurer l’autorité de l’État dans l’Est de la RDC.

Les forces vives du Nord-Kivu se sont réunies, vendredi 17 Avril 2026 à Musienene, dans le territoire de Lubero. Elles ont peint un tableau inquiétant de la situation socio-sécuritaire de la province.

Dans leur déclaration, elles ont condamné une insécurité persistante marquée notamment par les attaques terroristes d’Allied Democratic Forces (ADF), la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda et les déplacements massifs des populations, souvent « sans assistance ».

La Société civile déplore la mise en place d’une administration parallèle par les rebelles, le recrutement forcé de jeunes, les assassinats, les menaces contre les défenseurs des droits humains et les conflits fonciers et de pouvoir.

Cette structure citoyenne dénonce aussi la multiplication des taxes, l’occupation de terres, les incendies de villages et les massacres de civils dans certaines zones.

Face à cette situation, la coordination provinciale des forces vives exige la reconnaissance du Nord-Kivu comme une « zone sinistrée » et appelle le Gouvernement congolais ainsi que la communauté internationale, à des actions concrètes pour recouvrer l’intégrité du territoire et y restaurer l’autorité de l’État.

Enfin, elle appelle la population à rester vigilante, à collaborer avec les autorités légalement établies et à adopter un comportement favorable à la protection de l’environnement.