La coordination provinciale de la société civile forces vives du Nord-Kivu exprime ses inquiétudes face à la dégradation de la situation sécuritaire en province.

Dans une déclaration rendue publique, mardi 03 février à Beni, cette structure évoque des cas d’enlèvements, recrutements forcés, assassinats ciblés dans la zone sous occupation des rebelles de l’AFC-M23.

Elle fustige aussi les massacres des civils, incendies des maisons et pillages des biens de la population par les terroristes d’Allied Democratic Forces (ADF) à Beni et Lubero. Selon cette déclaration, plus de 60 personnes ont été tuées à Lubero, au cours du mois de janvier 2026.

Face à l’activisme rebelle, la coordination provinciale de la société civile demande à la Communauté Internationale et au Conseil de Sécurité des Nations-Unies de veiller à la mise en application des résolutions 2773, exigeant le retrait des forces rwandaises et des rebelles de l’AFC/M23. Au Gouvernement de la République Démocratique du Congo, de s’assumer comme un Etat souverain en renforçant les capacités opérationnelles des forces de défense.

En ce qui concerne les massacres des civils à Lubero et Beni, les forces vives plaident pour l’évaluation des opérations conjointes FARDC-UPDF, “Shujaa” pour éradiquer définitivement le phénomène ADF mais aussi, pour une assistance humanitaire en faveur des populations affectées.