Débutées lundi, les réunions entre les représentants de la République Démocratique du Congo et ceux de la rébellion de l’AFC/M23 dans le cadre du processus de paix de Doha, se sont achevées vendredi 17 avril à Montreux, en Suisse. Les deux parties se sont convenues de faciliter l’accès humanitaire et la protection des populations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Sous la médiation du Qatar, les négociations entre le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle se sont déroulées en présence des représentants des États-Unis d’Amérique, du Togo, de l’Union Africaine et de la Suisse. Dans la déclaration sanctionnant ces discussions, les deux parties ont arrêté plusieurs engagements en faveur d’une désescalade des violences, la protection des civils et l’accès humanitaire.

La RDC et l’AFC/M23 s’engagent à assurer une aide humanitaire à la population de l’Est du pays et à s’abstenir de toute attaque, destruction, enlèvement ou mise hors d’usage des biens indispensables à la survie de la population civile. Il en est de même des zones agricoles destinées à la production des denrées alimentaires, les infrastructures et la fourniture de services de télécommunications et d’énergie ainsi que les installations hospitalières et scolaires.

Le Gouvernement congolais et le mouvement rebelle s’accordent à faciliter le passage et la libre circulation du personnel humanitaire ainsi que sa protection. Cette facilité concerne aussi l’accès de la population aux services sociaux de base. Notamment, l’alimentation, l’eau, les soins de santé, les logements et l’éducation.

Mécanisme de vérification du cessez-le-feu

Lors de ces réunions, un protocole d’accord à été signé entre les parties en conflit pour la mise en œuvre du Mécanisme conjoint de vérification élargi, en collaboration avec la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Ce protocole permet au mécanisme de mener des activités de surveillance, de suivi et de vérification, mais également de faire le rapport sur la mise en œuvre du cessez-le-feu permanent, tel qu’indiqué dans l’accord-cadre de Doha.

Un délai de 10 jours a été convenu pour la libération de prisonniers, conformément au mécanisme y relatif signé en septembre 2025. La RDC et l’AFC/M23 promettent de maintenir cette dynamique de paix et assurer la protection judiciaire.