La cité frontalière de Kasindi, dans la province du Nord-Kivu connaît un étouffement de ses activités commerciales. Une situation consécutive à la fermeture par l’Ouganda de sa frontière avec la République Démocratique du Congo.
Par Horace Ivogha, Kasindi
Prise par les autorités ougandaises pour freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola, cette mesure asphyxie l’économie locale. Pourtant, la survie de nombreux petits commerçants dépend des activités transfrontalières.
Les vendeurs de poissons en grande difficulté
Les vendeurs de poissons disent vivre une situation particulièrement difficile. Par manque d’alternative, certains recourent à la fraude. Ils passent par des chemins non officiels, avec la complicité de certains militaires congolais et ougandais commis à la frontière.
« Pour acheter du poisson en Ouganda, nous sommes obligés d’emprunter des chemins risqués où nous sommes exposés aux tracasseries militaires », confie une commerçante.
Les vendeurs de tomates s’adaptent
Par contre, les vendeurs de tomates affirment avoir trouvé une alternative. Selon Mawazo Wangoyi, conseiller au sein du comité des vendeurs de tomates, un véhicule assure désormais le transport des tomates depuis l’Ouganda jusqu’à Kasindi.
« Cette solution permet aux commerçants de s’approvisionner sans traverser la frontière. Ils évitent ainsi les tracasseries sur les pistes informelles situées le long de la rivière Lubiriha », explique-t-il.
Le poste frontalier de Kasindi reste fermé du côté ougandais, en dépit de la déclaration par les autorités Ougandaises de la fin de l’épidémie d’Ebola dans leur pays.









