Le Ministre du Commerce Extérieur de la République Démocratique du Congo a défendu, vendredi 02 Octobre à Bruxelles, en Belgique, une nouvelle vision du partenariat Europe-Afrique. Celle-ci est basée sur l’industrialisation, la transformation locale et un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs.
Par la Rédaction/RTVH
Panéliste à l’EuropAfrica Investment Forum 2026, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour un changement de paradigme dans les relations commerciales entre l’Europe et l’Afrique. Devant le Parlement Européen où s’est clôturé le forum, il a articulé son intervention autour du thème : « Zone de Libre-Échange Europe-Afrique, Commerce UE-Afrique et intégration régionale ».
Le Ministre congolais du Commerce Extérieur a appelé à l’accroissement du commerce intra-africain, la transformation locale des ressources naturelles du continent et l’accélération de son industrialisation via le financement de grands projets structurants comme le Grand Inga.

D’après Julien Paluku, trois leviers stratégiques s’imposent pour accélérer l’intégration économique Europe-Afrique. À savoir, booster le commerce intra-africain, sortir du modèle extractif et accélérer l’industrialisation. Il a expliqué que la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) est la preuve que l’Afrique accélère son histoire.
« S’il a fallu 45 ans à l’Europe, de la CEE en 1957 à l’Euro en 2002 pour parachever son intégration, l’Afrique n’attendra pas aussi longtemps », a-t-il martelé.
Le positionnement stratégique de la RDC
Dans sa présentation, Julien Paluku a démontré le rôle pivot de la RDC dont les ressources stratégiques peuvent booster à la fois le commerce intra-africain et le commerce Europe-Afrique, à travers des investissements directs industriels. Entre autres, dans la chaîne de valeur des batteries et des véhicules électriques.
À l’issue des travaux, les participants ont recommandé l’organisation d’une réunion conjointe entre la Commission Européenne et celle de l’Union Africaine pour élaborer une feuille de route commune, visant une prospérité partagée et la réduction des flux migratoires.









