Des structures syndicales des enseignants expriment leur opposition à la mesure du Gouvernement congolais, à travers le Ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté; celle qui autorise le maintien des filles enceintes dans les établissements scolaires.
Par Providence Birugho
Le Syndicat National des Enseignants Catholiques (SYNECATH) pense que cette mesure risque de dérouter l’éducation donnée aux enfants.
« Nous nous opposons radicalement à une circulaire pareille. D’ailleurs, parmi les dossiers que nous traitons au bureau syndical, certains visent à lutter contre l’immoralité. Du moment où l’on encourage cette immoralité des apprenants, nous nous demandons où est-ce qu’on amène l’éducation », s’interroge Eustache Muvatsi, cadre du SYNECATH en province éducationnelle Nord-Kivu II.
Pour le Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), l’autorisation des filles enceintes à l’école pèche contre la « morale ».
« C’est une situation déplorable. On ne peut pas l’accepter parce que c’est contre la morale. Comment on peut s’imaginer une école avec des filles enceintes en classes. Si c’est la ministre qui a pris cette décision, je crois qu’elle peut être interpellée par le parlement », déclare Benito Mughaso, secrétaire permanent intérimaire du SYECO/Butembo.
Dans une correspondance datant du 16 Juillet, adressée aux coordinateurs provinciaux, diocésains et conseillers résidents des écoles conventionnées catholiques, la Commission Episcopale pour l’Education Chrétienne et Coordination Nationale des Ecoles Conventionnées Catholiques, rejette cette circulaire du Ministère de l’Education Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Cette structure de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), dit ne pas être concernée par cette décision.
Toutefois, cette mesure qui vise à garantir un accès équitable à l’enseignement pour tous, dans un environnement respectueux et protecteur, est saluée par des organisations féminines locales qui défendent les droits de la femme et de l’enfant.








