Une session spéciale consacrée à la situation sécuritaire dans la région de Grands-lacs a été organisée, mercredi 15 Avril à New-York par le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Elle a particulièrement traité de la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Par Martin Leku
Intervenant au cours de cette session, le représentant permanent du Rwanda auprès de l’ONU, a dénoncé ce qu’il qualifie de « discours de haine contre des peuples rwandophones ». Ernest Rwamucyo a aussi exprimé la crainte de son pays sur le plan sécuritaire, si les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) ne sont pas neutralisées, conformément à l’accord de paix de Washington.
En réaction, le représentant permanent de la RDC à l’ONU a parlé des allégations incohérentes et non justifiées de la part de Kigali.
« Vous n’avez pas le droit de venir protéger les populations congolaises sur leur territoire. La RDC est suffisamment outillée pour assurer la sécurité de ses propres populations. C’est un pays qui compte, du reste, 450 tribus », a répondu Zénon Mukongo Ngay.
Respect des engagements
Concernant le cessez-le-feu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU dans la région de Grands-lacs, Huang XIA, a déploré les affrontements récurrents qui opposent les rebelles de l’AFC/M23 aux Forces Armées de la RDC.
Il a rappelé la nécessité de l’application des engagements par toutes les parties prenantes au conflit. Un rappel soutenu par l’ambassadrice adjointe des USA à l’ONU. A en croire Tammy Bruce, le Gouvernement congolais doit honorer ses engagements visant à neutraliser immédiatement les FDLR dans les zones qu’il contrôle au moins.
« Prendre en considération ces préoccupations sécuritaires est indispensable si nous voulons interrompre les cycles de méfiance qui alimentent le conflit depuis des décennies », a-t-elle déclaré.
Plusieurs pays ayant participé à cette session ont demandé le retrait de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise du territoire congolais. Sur le terrain, des affrontements entre le mouvement rebelle et l’armée congolaise ainsi que les combattants Wazalendo continuent à être rapportés au Nord-Kivu et Sud-Kivu.









