La fermeture du détroit d’Ormuz, poumon de l’économie mondiale, pourrait entraîner des graves conséquences dans plusieurs pays, dont la République Démocratique du Congo.
Par la Rédaction/RTVH
Inquiétude exprimée par le Ministre congolais du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya dans une tribune publiée, lundi 2 mars 2026. Une situation consécutive à l’escalade qui secoue le Moyen Orient, après les frappes israélo-américaines sur l’Iran.
Craintes pour l’économie mondiale
Le détroit d’Ormuz est un point de passage maritime pour le commerce de l’énergie. Environ 20 à 25 % de la consommation mondiale de pétrole et un tiers du Gaz Naturel Liquéfié mondial transitent par ce canal. Il constitue également l’unique voie de sortie pour les exportations massives de l’Arabie Saoudite, de l’Irak, des Émirats Arabes Unis, du Koweït et du Qatar.
D’après le Ministre congolais du Commerce Extérieur, sa fermeture va déclencher l’augmentation du baril de Brent jusqu’à 100 dollars américains en quelques jours.
« Cela entraînerait une hausse brutale des prix et des coûts de transport, alimentant une inflation mondiale difficile à contenir pour les Banques Centrales », explique-t-il.
Parlant spécifiquement de la RDC, Julien Paluku évoque l’explosion du coût de la vie traduite par une inflation importée et un impact significatif sur le secteur minier qui, selon lui, consomme d’énormes quantités de carburant pour faire tourner les engins.
Mesures conjoncturelles
Toutefois, il estime que ce scénario peut être contourné par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, grâce à des mesures conjoncturelles. Julien Paluku propose entre autres, la constitution et la gestion de réserves stratégiques en augmentant les capacités de stockage de Services des Entreprises Pétrolières et de la SONAHYDROC.
Il en est de même de la création des réserves stratégiques de denrées de base, notamment le maïs et le riz en vue de stabiliser les prix sur le marché intérieur lorsque les coûts d’importation s’envolent.
Enfin, le Ministre du Commerce Extérieur de la RDC insiste sur la diversification économique et de voies d’approvisionnement pour permettre à la RDC de faire face aux « chocs exogènes qui sont inévitables ».









