La Synergie de Lutte Anti-Mines (SYALAM) alerte sur le danger persistant que représentent les engins explosifs dans la région de Beni, en province du Nord-Kivu. Elle évoque des difficultés financières pour mener les opérations de déminage.
Par Mumbere Patrick Syaluha
La SYALAM a exprimé cette crainte après la découverte cette semaine à Mutwanga, dans le secteur de Ruwenzori, de sept bombes abandonnées depuis 1996 lors de l’entrée de l’AFDL. La synergie fait savoir que le manque d’un financement du Gouvernement bloque les opérations d’identification des zones dangereuses et la destruction des restes explosifs de guerre.
« Au cours du trimestre passé, nous avons trouvé six zones dangereuses dans la région de Beni. Il y a du travail à faire, la pollution est là. C’est un danger pour la population. Mais, le problème que nous avons aujourd’hui c’est le manque de fonds pour réactiver les équipes », explique Marion Ngavo, responsable de SYALAM.
Sensibilisations communautaires sur le danger
En attendant les moyens financiers, cette structure s’est lancée dans la sensibilisation de la communauté locale, en vue de limiter les dégâts humains.
« Nous disons aux gens de ne pas toucher les engins explosifs de guerre, de ne pas toucher les effets militaires dont la tenue et le gilet par balle parce que dedans, il y a des engins explosifs. Nous demandons aux gens, quand ils voient ces engins, d’alerter les autorités, notamment la police, les ONG, les chefs de quartiers,… », ajoute-t-il.
La synergie de lutte anti-mines appelle le Gouvernement congolais à rendre disponibles de moyens financiers, dans le but de répondre aux besoins de lutte contre ces restes explosifs de guerre.








