Des chefs coutumiers membres de l’Alliance Nationale des Autorités Traditionnelles du Congo (ANATC), se sont réunis dimanche 26 Juillet 2026 à Beni pour évaluer la situation sécuritaire dans la province du Nord-Kivu. À l’occasion, un tableau sombre du climat sécuritaire a été dressé dans les territoires de Beni et Lubero.
par Martin Leku
Dans une déclaration lue devant la presse par le Mwami Kapupa Skpau, chef du groupement Batangi-Mbau, les participants ont déploré la persistance des tueries de civils attribuées aux terroristes d’Allied Democratic (ADF) à Beni et Lubero. Ils ont aussi dénoncé la transformation de la population en « vache laitière » par certains groupes armés se réclamant des groupes Wazalendo, auteurs de diverses exactions et extorsions des biens.
Les chefs coutumiers ont également évoqué les conflits récurrents autour des limites du Parc National des Virunga. Ces conflits sont, selon eux, à l’origine des cas d’arrestations arbitraires, de pertes en vies humaines et du blocage des activités agricoles.
Plusieurs recommandations formulées
Face à cette hémorragie sécuritaire et aux dérives des combattants Wazalendo, les chefs coutumiers de ces deux territoires ont formulé plusieurs recommandations.
Sur le plan sécuritaire, ils appellent les Forces Armées de la RDC à traquer sans relâche les ADF, à sécuriser les villages sous menace et à encadrer strictement les groupes Wazalendo.
Ils exhortent par ailleurs les populations de Beni et Lubero à développer une vigilance citoyenne et à dénoncer auprès des services de sécurité tout collaborateur des groupes armés.
Enfin, ils demandent au Gouvernement congolais d’accorder un soutien direct et une attention particulière aux autorités coutumières, qu’ils qualifient de « premières victimes et témoins de ces crises ».









