Une réunion tripartite, République Démocratique du Congo, Zambie et Angola est annoncée du 05 au 06 février prochain à Luanda, capitale Angolaise. Elle va porter sur la mise en œuvre du projet du Corridor de Lobito.
Par la Rédaction/RTVH
L’annonce ressort d’une rencontre tenue, lundi 26 janvier 2026 à Kinshasa, entre une délégation de la Banque Mondiale et le Ministre congolais du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya. La réunion a porté sur l’accélération de la mise en œuvre du corridor de Lobito, qui relie ces trois pays.
Albert Zeufack, Directeur des opérations de la Banque Mondiale et chef de la délégation, a déclaré que cette plateforme régionale va faciliter le commerce en intégrant les infrastructures, l’énergie et l’agriculture.
« C’est une nécessité de travailler sur ce corridor comme plateforme d’échange régional, de facilitation du commerce au niveau régional et de création d’emplois dans les villes le long du corridor », a-t-il indiqué.
La mise œuvre des corridors d’Inga et du Centre Est-Mbuji-Mayi-Bukavu dit de la paix et l’évaluation des activités du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands-Lacs (PFCIGL), ont été également évoquées.
À l’occasion, la Banque Mondiale a rassuré le Gouvernement congolais de son soutien dans la construction des infrastructures pour faciliter le commerce transfrontalier. Il s’agit notamment des postes frontaliers à arrêt unique, les ports et marchés frontaliers, dont celui de Kasindi-lubiriha, en province du Nord-Kivu.
Au nom du Gouvernement de la RDC, le Ministre du Commerce Extérieur a sollicité l’extension du Projet FCIGL sur d’autres postes frontaliers au Sud-Est et à l’Ouest du pays. Entre autres, le poste de Kasumbalesa dans le Haut-Katanga et celui de Lufu, au Kongo-central.
Par ailleurs, Julien Paluku et ses hôtes ont souligné la nécessité de faire renaître la Communauté des Pays des Grands-Lacs (CEPGL), créée en 1976 dans l’objectif d’assurer la sécurité des Etats membres et leurs populations, promouvoir les activités d’intérêt commun, intensifier les échanges commerciaux, la libre circulation des personnes et des biens. Celle-ci sera mise en contribution dans le cadre de l’accord de paix signé à Washington par la RDC et le Rwanda avec l’appui de la Banque Mondiale.









