Une manifestation populaire contre les massacres persistants des civils attribués aux ADF dans le secteur des Bapere et en chefferie des Baswagha, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre et de sécurité, mardi 27 janvier à Mangurejipa, en territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.

La manifestation a été initiée par des organisations féminines des Bapere pour protester contre “l’inaction” des forces conjointes FARDC-UPDF et les groupes Wazalendo, face aux combattants ADF. La société civile locale condamne la répression de cette marche pacifique par les éléments des forces de l’ordre et de sécurité.

« Nous venons d’enregistrer deux décès et trois personnes blessées, dont un bébé de six mois. Nous condamnons tout ce qui vient de se passer. Nous appelons le Gouvernement à venir palper du doigt la situation sécuritaire. On ne peut pas accepter d’enterrer ces victimes sans enquêtes. Que le Gouvernement puisse supporter les frais des obsèques de ces personnes mortes dans la manifestation », exige le Président des forces vives des Bapere, Samuel Kagheni.

En solidarité avec les familles des victimes, la société civile a décrété la cessation de toutes les activités sur toute l’étendue du secteur, jusqu’à l’inhumation des victimes.

Dans l’entretemps, le Collectif des Médias de l’Axe Manguredjipa (COMAM), condamne fermement les exactions attribuées aux terroristes d’Allied Democratic Forces (ADF).

Il évoque l’attaque meurtrière signalée non loin de la Radio Hekima à Byambwe et le récent saccage des matériels de la Radio communautaire Mwenye-Pombi RCMP, à Musenge. Le Coordonnateur du COMAM, Masumbuko Zephanie appelle le Gouvernement de la République Démocratique du Congo à restaurer la paix dans la zone et sollicite l’appui des humanitaires pour renforcer les capacités des journalistes locaux en cette période de troubles sécuritaires.