27 janvier 2025-27 janvier 2026, une année depuis que l’AFC/M23 occupe la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu. La présence de ce mouvement rebelle a entraîné la fermeture de l’aéroport international de Goma avec des conséquences économiques fâcheuses sur la population.

Un an depuis sa fermeture, le chef de travaux Muhindo Muhesi Reagan pense que le retard pris dans la réouverture de l’aéroport de Goma serait lié au manque du consensus entre les parties prenantes au conflit. À savoir, le Gouvernement de la RDC et la rébellion, soutenue par le Rwanda.

« Ce retard est dû aux conditions imposées par l’AFC/M23 malgré l’influence de la France pour la réouverture de cet aéroport. Ces conditions imposées par le M23 et le Rwanda, c’était leur implication directe et la sécurité de cet espace. Ce retard est donc la preuve qu’aucun consensus n’a été trouvé entre les parties prenantes », fait-il savoir.

L’enseignant en faculté des sciences sociales, politiques et administratives à l’Université Catholique du Graben de Butembo ajoute que cette situation produit des conséquences néfastes sur le vécu quotidien de la population. Le CT Reagan Muhesi cite notamment la fuite des capitaux jadis générés par les activités aéroportuaires et les dépenses qu’il faut engager pour aller prendre le vol dans certains pays voisins.

« C’est le seul aéroport international dans une région de trois provinces (Maniema, Sud-Kivu et Nord-Kivu). Parmi les conséquences, on est obligé de passer par des pays voisins pour rejoindre Kinshasa. Cela implique des dépenses supplémentaires. Il y a aussi l’arrêt des activités à l’aéroport qui générait de l’argent pour l’Etat et ceux qui y travaillaient », explique le politologue et expert de la question sécuritaire dans la région.

Économie ébranlée !

En ce premier anniversaire de la chute de Goma, la société civile coordination urbaine déplore l’ébranlement des conditions de vie socioéconomiques des habitants.

« Quelle est la vie après une année? C’est la désolation! Il n’y a plus de vie à Goma. Il n’y a plus de travail à Goma. Les gens avaient leurs petites entreprises mais la façon dont elles fonctionnent aujourd’hui c’est seulement compliqué », déplore Marion Ngavo Kambale, président de la société civile de Goma.

Le Gouvernement de la RDC, via son porte-parole Patrick Muyaya, réaffirme sa détermination à rétablir l’autorité de l’Etat et ramener une paix durable dans l’Est du pays.