Un afflux de déplacés s’observe depuis le début de la semaine en cours en ville de Butembo, au Nord-Kivu. Ces derniers fuient les exactions des terroristes ADF dans la chefferie des Baswagha, en territoire de Lubero.
Par Martin Leku
Les représentants des ménages déplacés se sont réunis, mercredi 28 janvier au stade ESCO KIVU, à l’initiative de la nouvelle société civile du Congo, coordination urbaine de Butembo.
Il s’agit principalement des habitants ayant fui les récentes tueries des civils, exactions attribuées au groupe terroriste ADF dans plusieurs villages du groupement Mwenye, à la limite avec la chefferie des Bashu.
« Nous avons fui Mwenye et d’autres, Masoya à cause de la présence des ADF. Les FARDC et les Wazalendo sont presque partout dans ces villages, mais nous ne sentons pas leur intervention. Les ADF tuent des civils même à quelques mètres des positions militaires. Cela nous a fait trop peur », témoigne un technicien vétérinaire venu de la localité de Mwenye.
Conditions de vie alarmantes !
Visages abattus et dépourvus de tous les nécessaires, ces vulnérables décrivent des conditions de vie alarmantes qu’ils endurent à Butembo, leur lieu de refuge.
« Nous manquons à manger, où dormir et quoi faire pour survivre. Parce que nous avons tout laissé à Vurondo. Et maintenant nous menons une vie des mendiants alors que nous avons des champs », décrit une femme venue du village Vurondo.
Compatissant avec ces déplacés, le Coordonnateur de la nouvelle société congolaise appelle à une assistance à ces nécessiteux. Katembo Mirimbe interpelle aussi les autorités militaires sur la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de Lubero.
Pendant ce temps, d’autres vagues de déplacés ont trouvé refuge en localité de Butuhe et dans certains villages environnants, selon la société civile noyau de Mwenye.







