En ville d’Oicha, dans la province du Nord-Kivu, les déplacés hébergés dans le site de la Communauté Évangélique au Centre de l’Afrique, (CECA 20), alertent sur la menace de leur déguerpissement de ce camp.
par la Rédaction/RTVH
Majoritairement membres de la communauté pygmée, ces vulnérables disent subir la pression de cette Église qui leur demande de quitter le site. Un ultimatum de trois mois leur a été accordé.
Telesi Miriam, femme leader au sein de la communauté pygmée, sollicite l’implication personnelle du Maire de ville dans la médiation avec les autorités ecclésiastiques.
« C’est trop regrettable de nous donner un ultimatum de trois mois pour quitter le site. Nous nous posons la question de savoir, est-ce qu’il n’y a plus d’insécurité dans notre milieu de vie ? En effet, nous étions arrivés ici comme des déplacés. Vous devez savoir que nous sommes aussi des humains malgré les difficultés endurées. S’ils veulent nous chasser de force, nous sommes prêts à rentrer chez nous. Personne ne peut refuser son milieu d’origine. Comme nous sommes ici sous l’autorisation de l’Etat, il revient donc à la même autorité de nous ramener chez nous », a-t-elle déclaré.
Des sources proches de la section CECA 20 à Oicha justifient la décision de l’église par des antivaleurs manifestées par certains occupants du site. Entre autres, l’ivresse qui entraîne des bagarres, la sexualité irresponsable et d’autres actes jugés immoraux.








