La nouvelle société civile congolaise, coordination urbaine de Butembo, en province du Nord-Kivu, dénonce une éventuelle vente de la parcelle qui abrite le Tribunal de Paix. En réaction, le greffier du TRIPAIX affirme qu’il n’existe aucune initiative de spoliation de ce terrain.
par Martin Leku
La dénonciation des forces vives de Butembo est contenue dans une lettre adressée au Maire de ville, vendredi 19 septembre 2025. Le président de la nouvelle société civile de Butembo affirme que cette tentative de spoliation est organisée par un groupe d’individus œuvrant dans le secteur judiciaire.
Dans cette lettre, la nouvelle société civile congolaise rappelle que la parcelle qui abrite le Tribunal de Paix de Butembo relève du domaine de l’Etat. Maître Katembo Mirembe Syavungise, président de cette structure fait savoir que cette instance judiciaire y est installée depuis 1985. Il regrette qu’un groupe de personnes s’organise pour mettre en vente ce bien de l’Etat, dont l’utilité relève de l’intérêt général.
« Actuellement, par le canal des sources sûres, avons appris l’existence d’un groupe d’acteurs de la justice qui veulent vendre la parcelle qui abrite le Tribunal de Paix de Butembo et cela pour des motivations inappropriées et rusées. Alors qu’à Butembo, plusieurs services publics de l’Etat sont hébergés dans des locaux des personnes privées, … », lit-on dans cette correspondance.
Il ne s’agit aucunement d’une spoliation, plutôt d’une démarche du Gouvernement congolais visant à doter le TRIPAIX des nouvelles infrastructures au niveau de Bel Air, réagit le greffier de cette juridiction. Kibondo Dominique explique que cette parcelle est destinée à la compensation de tout celui qui va construire le nouveau local du TRIPAIX à côté du Tribunal de Commerce, selon le plan indiqué.
« Le Gouvernement veut que celui qui veut prendre la parcelle du TRIPAIX, qu’il puisse d’abord construire un nouveau local pour le Tribunal à côté du Tribunal du commerce. C’est de cette manière que se fera la compensation. On ne va pas vendre la parcelle », précise-t-il.
La parcelle qui fait l’objet de cette dénonciation est située sur l’avenue Matokeo, dans la Commune de Kimemi.









