Des miliciens Maï-Maï membres des groupes dirigés par Kyaviro et Katembo, dénoncent leur mauvaise prise en charge dans les sites de pré-cantonnement de Kosoko et Mbopi, en chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
par la Rédaction/RTVH
Cantonnés avec leurs dépendants, ils disent éprouver d’énormes difficultés pour leur survie. Ils n’ont pas à manger, pas d’accès non plus aux soins médicaux et le processus de désarmement patine.
Selon la Convention pour le Respect des Droits de l’homme (CRDH), ces groupes armés ont érigé des barrières tout au long des routes des dessertes agricoles, pour la perception des taxes illégales auprès des populations civiles dans le but de subvenir à leurs besoins.
« Ces Maï-Maï sont là sans aucune assistance de la part du Gouvernement congolais et du Programme DDRC-S. Ils semblent être maintenant à la charge de la population, parce qu’ils ont érigé des barrières sur les routes de desserte agricole. Nous craignons des représailles étant donné que ces groupes commencent à déployer leurs éléments plus loin avec des armes », déclare Rams Malikidogo, Coordonnateur de la CRDH à Mambasa.
Ces combattants Maï-Maï avaient adhéré au Programme Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRC-S) en 2023. Ils menacent de quitter ces sites et de se retirer du processus de désarmement si rien n’est fait dans l’urgence par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo.









