Le Centre de Traitement Ebola (CTE) de Nyakunde, en territoire d’Irumu, était la cible d’une attaque armée, dans la soirée de mercredi 15 Juillet. La société civile de la province de l’Ituri dénonce une perturbation des activités de la riposte contre cette épidémie.
par Nickson Manzekele
Des hommes armés ont attaqué le CTE de Nyakunde, provoquant une panique au sein de personnel médical. Au lendemain de l’incident, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les ONG Africa CDC et Samaritan’s Purse, ont décidé de retirer leurs équipes de la zone.
La Coordination Provinciale de la société civile de l’Ituri redoute l’aggravation de la situation humanitaire et sanitaire dans cette partie d’Irumu. Son Coordonnateur, Dieudonné Lossa s’inquiète du sort des malades atteints d’Ebola.
« Lorsque les malades vont se rendre compte que ceux qui s’occupaient de leur prise en charge ne sont plus là, ils risquent de quitter le site. Nous craignons de vivre une situation beaucoup plus catastrophique », redoute-t-il.
Garantie sécuritaire au personnel humanitaire
La société civile appelle les autorités administratives et sécuritaires à garantir la protection du personnel humanitaire et soignant.
« Nous demandons à l’État congolais de prendre en main la situation sécuritaire de cette zone. On ne peut pas laisser les miliciens faire la loi », recommande Dieudonné Lossa.
Le Centre de Traitement Ebola de Nyakunde est l’un des grands sites de prise en charge médicale des cas de la 17e épidémie de la maladie à virus Ebola en Ituri.









