Les forces vives du secteur des Bapere et du groupement Manzia exigent le retrait immédiat et sans condition de cette zone, du groupe armé Union des Patriotes pour la Libération du Congo (UPLC), membre de la synergie wazalendo dans le grand nord du Nord-Kivu.

Décision prise par les composantes de la société civile et autres couches sociales réunies en synergie, lundi 17 novembre 2025 à Nziapanda. Elles accusent l’UPLC de servir de « béquille aux combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) ».

A les en croire, ces terroristes sont responsables de plus de 2650 civils tués depuis juin 2024 dans la zone, causant l’abandon de plus de 40 villages. En conséquence, elles annoncent également la suspension de toutes les activités scolaires et académiques jusqu’au départ du dernier élément de l’UPLC.

« Toutes les composantes de la société civile condamnent le Gouvernement congolais pour avoir minimisé les opérations de traque des ADF en territoire de Lubero, la complicité de l’UPLC dans le massacre, justifiée par son inaction. Ces composantes décident à l’unanimité du départ sans condition de l’UPLC », lit-on dans leur déclaration.

En réaction, le porte-parole adjoint de la synergie Wazalendo du front grand-Nord, parle des accusations infondées, visant à désorienter les efforts fournis par les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) dans la région de Mangurejipa.

« Les Wazalendo sont dans la traque des ADF et des M23. Par rapport à ce qui est dit, je demanderais à celui qui a des preuves de les présenter pour convaincre l’opinion que tel ou tel autre mouvement est parmi les gens qui massacrent la population. Qu’il aille les présenter devant des juridictions militaires », réagit-il.

En rappel, une vingtaine de civils ont été tués la nuit de vendredi 13 novembre à Biambwe, dans la chefferie des Baswagha, territoire de Lubero. La société civile locale demande au Gouvernement de la RDC de renforcer les effectifs de l’armée pour la traque des ADF et aux élus, de plaider la cause du territoire de Lubero.