FISCALITÉ,

Nord-Kivu : Face à l’insécurité et à Ebola, la société civile plaide pour des exonérations fiscales

La Coordination Provinciale de la société civile du Nord-Kivu plaide pour la suspension temporaire de la perception de certains impôts, taxes et redevances sur les biens et services dans les zones sous contrôle du Gouvernement. Plaidoyer contenu dans sa lettre ouverte datée du 02 Octobre 2026, adressée à la Première Ministre de la RDC.

Selon la société civile, en dépit d’une première demande adressée en avril de cette année, il s’observe une hausse des prix des biens de première nécessité. Une situation qu’elle attribue à la majoration des impôts et taxes sur les biens et produits à la douane de Kasindi.

Sa correspondance rappelle que depuis l’avancée de l’AFC/M23 et l’activisme des ADF (Allied Democratic Forces), les grandes agglomérations de la partie nord de la province ont accueilli un nombre très élevé de déplacés qui manquent d’assistance humanitaire.

« Le pouvoir d’achat des familles d’accueil et des personnes de bonne volonté est devenu très faible à cause de la flambée des prix à Lubero-Centre, Butembo et Beni », note le document.

La société civile évoque, à titre illustratif, le mètre cube du carburant qui est taxé à 100 dollars au lieu 25 dollars par le Fonds National d’Entretien Routier (FONER). Conséquence, le litre d’essence coûte jusqu’à 4 500 Francs congolais à Beni et Butembo, contre seulement 2 640 Francs à Kinshasa.

À cela s’ajoutent les restrictions liées à la Maladie à Virus Ebola. Elle souligne que la première demande qui avait été introduite par la Fédération des Entreprises du Congo FEC/Nord-Kivu, est restée sans réponse favorable jusqu’à ce jour.

Face à ce qu’elle qualifie de souffrances endurées au nom du patriotisme, la coordination des forces vives du Nord-Kivu sollicite auprès de la Première Ministre, la suspension temporaire de certaines taxes en faveur des opérateurs économiques du Grand Nord. Le but est de permettre à la population de pousser un ouf de soulagement en cette période de guerre et d’extrême précarité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *