Par la voie de son Ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, la Belgique condamne fermement la création par Joseph Kabila, ancien Président de la RDC, du mouvement politico-militaire, Front pour la Réfondation de la Nation (FRN).
par la Rédaction/RTVH
Le chef de la diplomatie belge l’a fait savoir, mercredi 21 octobre 2026 devant la Commission des relations extérieures de la Chambre. Maxime Prévot déplore sans équivoque l’alliance entre le Président honoraire de la RDC et le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda.
« Il s’agit d’un développement très préoccupant que je condamne sans la moindre équivoque. Que Joseph Kabila, un ancien Chef de l’Etat qui a lui-même été confronté aux ravages des rébellions armées, fasse le choix de prendre la tête d’un mouvement politico-militaire qui entend parvenir au pouvoir par les armes plutôt que par les voies démocratiques est à la fois déplorable, incompréhensible et inacceptable », condamne-t-il.
Toutefois, la Belgique affirme que l’annonce de cette alliance ne surprend pas au vu des contacts qu’entretenait l’ex-Président de la RDC avec le mouvement rebelle actif dans l’Est du pays. Le Ministre belge des Affaires étrangères qualifie de profondément illégitime, la voie choisie par Joseph Kabila qui devrait en assumer pleinement la responsabilité. À l’en croire, cette démarche ne peut conduire ni à la stabilité, ni à la paix, ni à la démocratie.
« Nul ne peut prétendre agir ainsi dans l’intérêt de son peuple en recourant à la violence comme instrument d’action politique et en s’attaquant aux institutions de son propre pays. Cette voie est profondément illégitime. Elle ne conduit ni à la stabilité, ni à la paix, ni à la démocratie », ajoute-t-il.
Selon Maxime Prévot, il n’existe pas de solution militaire à cette crise et toute escalade armée ne ferait qu’aggraver les souffrances des populations civiles, premières victimes du conflit. Il en a profité pour rappeler la position de la Belgique en faveur du dialogue et de la recherche de solutions pacifiques au conflit dans l’Est de la RDC, dans le cadre des processus de Washington et Doha.









