L’intersyndicale des Enseignants de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté menace d’entamer une grève dès la rentrée scolaire 2025-2026. Réunissant différents syndicats des enseignants, cette structure donne un préavis de quatre jours, à dater de mardi 26 Août au Gouvernement de la République Démocratique du Congo, en vue de trouver des solutions idoines à ses préoccupations.

L’intersyndicale s’est réuni, mardi 26 Août 2025 en assemblée générale extraordinaire en ville de Kinshasa, capitale congolaise. Les participants fustigent la non réalisation des promesses faites par le Gouvernement.

Entre autres, la non uniformisation de la prime de la gratuité, le paiement discriminatoire de la prime pour fonction spéciale aux Inspecteurs et prime spéciale en faveur des agents administratifs d’appoint de l’inspection Générale, la non prise en compte des réclamations du Banc Syndical en rapport avec la commission interministérielle et l’irrégularité de la paie des Enseignants dans plusieurs provinces éducationnelles et ceux des territoires occupés par la rébellion en provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.

De même, les syndicats des enseignants déplorent le non-paiement des intervenants dans les évaluations certificatives, dont l’ENAFEP et le TENASOSP mais aussi celui des Enseignants Non Payés (N.P) et Nouvelles Unités (N.U). À cela s’ajoute le non octroi des numéros matricules de la Fonction Publique aux enseignants et inspecteurs.

D’autres revendications des enseignants concernent la délivrance des diplômes éditions 2023, 2024 et des bulletins pour l’année scolaire 2024-2025 aux élèves, la résolution des contentieux des Enseignants retraités de 2021-2022, les allocations de fin de carrière aux Enseignants retraités depuis 1984, le réajustement des frais de fonctionnement des établissements publics et la suppression des zones salariales.

Face à ces promesses non tenues, l’intersyndicale accorde au Gouvernement, un délai de quatre jours jusqu’à vendredi 29, pour y trouver des solutions idoines. Dans le cas contraire, elle menace de déclencher une grève dans tous les Services du Ministère de tutelle, dont le Secrétariat Général, l’Inspection générale, la DINACOPE ainsi que dans les écoles à partir du lundi 1er jusqu’au samedi 6 septembre 2025 en attendant sa radicalisation.

Toutefois, dans cette déclaration signée par Matondo Nzuzi Godefroid, leur président et porte-parole, les structures syndicales saluent la volonté du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi exprimée lors du Conseil des Ministres du 22 Août 2025, relative à l’exécution des engagements pris dans les accords de Bibwa et de Mbuela Lodge.