En République Démocratique du Congo, l’Alliance Bloc 50 (A/B50), soutient le passage de la troisième à la quatrième République par l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale. Son autorité morale, Julien Paluku Kahongya évoque cinq raisons techniques qui justifient la refonte constitutionnelle.
par la Rédaction/RTVH
Ce regroupement politique membre de la coalition au pouvoir a soumis au Secrétariat Permanent de l’Union Sacrée de la Nation, jeudi 11 juin 2026 à Kinshasa, sa réflexion sur le débat en cours au pays, au tour des modifications constitutionnelles. Dans ce document,A/B50 exprime son souhait de faire de la nouvelle constitution, un outil de gouvernance efficace et pragmatique.
« Notre histoire nationale est marquée par des ruptures successives dont la Première République avec Joseph Kasa-Vubu, la Deuxième République avec Joseph Mobutu, et la Troisième issue de la transition avec le clan Kabila. Aujourd’hui, soucieux de solder définitivement l’héritage de cette transition, l’Union Sacrée de la Nation, à travers son élite politique pétrie d’expérience, en adéquation avec la population, veut faire basculer le pays dans la Quatrième République », a déclaré Julien Paluku.
A l’en croire, cette démarche s’inspire de plusieurs modèles dans le monde, citant le cas du Général de Gaulle qui, en pleine guerre d’Algérie avait réussi à faire passer la France de la Quatrième à la Cinquième République pour sauver son État du chaos.
L’A/B50 s’appuie sur 5 impératifs techniques majeurs pour soutenir sa réflexion. À savoir, la réforme de l’architecture de l’Etat qui implique la restructuration du pouvoir au niveau central, provincial et territorial; l’instauration de la planification comme une loi pour faire du développement, un domaine domaine législatif et non facultatif en sacralisant notamment le Plan National Stratégique et le Plan Directeur d’Industrialisation pour garantir la continuité de l’action publique; la rationalisation de la décentralisation financière en incorporant la quotité de 40% qui revient aux provinces dans la loi annuelle de finances; la légitimation et la stabilisation des institutions provinciales en instaurant l’élection des gouverneurs au suffrage universel direct; Et le renforcement de la justice par la création des chambres d’appel au sein de la cour constitutionnelle pour garantir une justice équitable.
Pour le regroupement Alliance Bloc 50, ce changement de paradigme est un passage obligé vers une gouvernance orientée vers les résultats et le développement durable de la République Démocratique du Congo. Pour ce faire, Julien Paluku rassure que tous les moyens sont mis en œuvre, à tous les niveaux par le Président de la République, Félix Tshisekedi pour la restauration de la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
En réaction, le Professeur André Mbata, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la Nation a salué ce qu’il qualifie de réflexion hautement technique de l’A/B50, qui va enrichir le débat républicain sur les réformes constitutionnelles envisagées.









