Bien que traversés par des lignes électriques qui transportent du courant vers Butembo, plus de 10 villages du groupement Malio, dans la chefferie des Bashu, en territoire de Beni endurent le noir. Une situation qui révolte les habitants de ce coin de la province du Nord-Kivu.
par la Rédaction/RTVH
Les villages concernés sont notamment Kisungu, Mambalé, Vurondo, Butuhe, Kisesa-Ndondi, Rwabwa, Muhila, Kimbya, Malepe et Kasinga. Ils sont traversés par des lignes électriques transportant du courant vers les villes de Butembo et Beni.
Des activités paralysées à Butuhe
À Butuhe, chef-lieu du groupement, plusieurs activités dont les salons de coiffure et secrétariats publics, sont paralysées par manque du courant. Pour recharger même un téléphone portable, certains habitants disent être obligés de se rendre jusqu’à Butembo.
« Par manque du courant, nous utilisons de petits panneaux solaires. Comme nous sommes en période pluvieuse, il est difficile de charger la batterie pour avoir de l’énergie. Nous sommes obligés de fermer les portes de nos activités », témoigne Mbusa Muhesi Anseth.
La Radio Communautaire La Voix de Malio est également affectée par ce manque d’énergie électrique. Kasereka Nzilamba Grâce, l’un des journalistes œuvrant dans ce média déplore l’absence de raccordement malgré de multiples promesses.

« C’est la centrale hydroélectrique de la députée Jeanine Katasohire qui nous donnait du courant. Depuis six mois, elle est en panne et l’on manque du courant. La centrale qui devait nous aider, traverse les villages pour alimenter Butembo alors que le propriétaire nous a promis le raccordement », fustige-t-il.
Discrimination de la population de Malio
Maître Maombi Kahongya, président de la société civile de la chefferie des Bashu, s’étonne de voir les lignes électriques survoler Malio, alors que le groupement vit dans le noir.
« Nous sommes entourés de quatre centrales hydroélectriques. À savoir, CTB, Saibu, Maison Lapamanza Congo Full Power, RED. On ne sait pas comment est-ce qu’avec toutes ces potentialités, l’agglomération reste toujours dans le noir », s’interroge-t-il.











