La problématique du mauvais stationnement des motos au centre-ville de Butembo était au centre d’une rencontre, vendredi 20 mars entre l’autorité policière et une délégation du Réseau des Taximen du Congo (RETAC).
Par Martin Leku
Leurs échanges ont eu lieu à l’état-major du commissariat urbain de la police. Reçue par le commandant adjoint de la Police Nationale Congolaise (PNC) commissariat de Butembo, la délégation du RETAC a dénoncé la saisie récurrente des motos de ses membres par les éléments de la Police de Circulation Routière qui imposent des amendes « exorbitantes ».
A en croire Kambale Musovoli Blaise, président du Réseau des Taximen du Congo, des sommes d’argent variant entre 100.000 et 300.000 francs congolais sont exigées à leurs membres pour la restitution de leurs engins roulants.
« Ces amendes sont à la base de beaucoup de problèmes entre la Police et les taximen. On peut vous taxer 100.000, 200.000 voire 300.000 francs congolais. Pourtant, nous avons des charges à la maison. Certains d’entre nous hébergent des déplacés venus de plusieurs entités environnantes dont Vuyinga, Katanga, Mwangi, … », déplore-t-il.
Le commandant second en charge de la police administrative explique que ces motos sont saisies pour mauvais stationnement sur la voie publique. Le commissaire supérieur Kambale Kahuka Jean-Bosco encourage plutôt les différentes corporations des taximen, à sensibiliser leurs membres sur les règles de stationnement sur la voie publique.

« Je leur ai demandé de conscientiser le leurs. Faire voir aux motards qu’ils payent ces sommes d’argent comme amendes, parce qu’ils ne veulent pas écouter les conseils de leurs responsables de corporations. C’est un manque à gagner pour eux », encourage-t-il.
Parlant de l’absence des parkings publics au centre-ville, le commissaire supérieur Kambale Kahuka a promis de soumettre la question à l’autorité urbaine.









