Des opérateurs économiques œuvrant dans différents secteurs de commerce en ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, dénoncent la « tracasserie administrative » de la part de la Police Nationale Congolaise, commissariat urbain.
Par Ghislain Hangi
Ils déclarent que ces cas de tracasseries sont orchestrés par l’unité de la police judiciaire, section Lutte Contre les Crimes économiques et Financiers (LCCF). Ces commerçants se disent victimes des convocations leur lancées habituellement par cette unité de la Police afin qu’ils soient entendus sur des faits infractionnels leur imputés.
La raison derrière ces convocations c’est le contrôle des documents commerciaux, une mission qui ne relève pas de la compétence de la Police, dénoncent-ils. Parmi les documents exigés pour ce contrôle, ils citent entre autres, la Patente, l’identification nationale, le Registre de Commerce et Crédit Mobilier (RCCM) ainsi que le Numéro Impôt.
Ces opérateurs économiques qualifient ce contrôle « d’ingérence policière » dans les missions traditionnelles du service de l’économie nationale qui joue le rôle de « police des affaires commerciales ». Ils fustigent aussi la violation du décret du 21 Novembre 2024 de la Première Ministre, Judith Suminwa accordant des allègements fiscaux aux opérateurs économiques et suspendant tout contrôle des documents jusqu’en octobre 2025, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
En réaction, le Commandant de la police judiciaire précise que le bureau chargé de la recherche des crimes économiques et financiers exerce sa mission conformément à l’ordonnance du 07 janvier 2022 et le décret du 09 décembre 2015, portant fonctionnement des unités de la police.
Le commissaire supérieur Tangibima Agiti Gasto affirme que cette unité de la Police exécute des missions relatives aux infractions en matière économique et financière.
« Le fait pour un commerçant de ne pas disposer des documents qui l’autorise d’exercer, cela constitue un crime économique », ajoute-t-il.









