Des pétitions visant quelques membres du bureau de l’assemblée nationale de la RDC, ont été déposées lundi 15 septembre 2025 à Kinshasa. D’après l’analyse du politologue Reagan Muhesi, cette démarche est un « risque pour la stabilité des institutions de la République et la mouvance au pouvoir ».

Les pétitions visent la déchéance de Vital Kamerhe, président de la chambre basse du parlement et quelques membres de son bureau. Interrogé par rtvh.net sur les conséquences directes de ces pétitions, l’analyste Reagan Muhesi évoque le risque du déchirement de l’Union Sacrée de la Nation (USN), plate-forme politique qui soutient le Président Félix Tshisekedi et le virage de Vital Kamarhe dans l’opposition.

« La première conséquence est qu’il y a un déséquilibre pour ne pas dire un trou. Parce que Vital saura que la messe est dite dans le directoire et les honorables ne l’ont pas soutenu. Dans la deuxième est qu’il sera comme un intrus, un inconnu. On est en train de le pousser vers l’opposition. La crainte est qu’il peut faire un opposant pas facile à manœuvrer », commente l’enseignant et chercheur en sciences sociales, politiques et administratives à l’UCG.

En ce qui concerne l’institution elle-même, il estime que les premières conséquences sont la reconfiguration de la majorité parlementaire à l’assemblée nationale et la reconstitution du nouveau bureau.

« Un nouveau bureau va être élu. Ce qui suppose une nouvelle configuration. Cette majorité peut se reconfigurer », analyse Reagan Muhesi.

Il fait aussi remarquer qu’au stade actuel, la chance pour l’aboutissement des pétitions est élevée, au regard de la détermination des pétitionnaires.