Après trois mois des vacances, les députés nationaux de la République Démocratique du Congo (RDC) ont repris le chemin de l’hémicycle, lundi 15 septembre à Kinshasa.

Une rentrée parlementaire pour la session budgétaire de septembre qui s’annonce déjà de très haute tension. Le bureau de la chambre basse du parlement dirigé par Vital Kamerhe est visé par une pétition.

Plus de 250 signatures sont déjà collectées, font savoir les pétitionnaires qui affirment avoir déposé ce même lundi, leur pétition au bureau de l’assemblée nationale via un huissier judiciaire.

Dans son discours d’ouverture, le speaker de l’assemblée nationale s’est montré conciliant vis-à-vis de ses collègues députés dont il a imploré le pardon.

« Je voudrais vous dire, honorables députés, distingués collègues, s’il y en a parmi vous qui se sont sentis froissés, heurtés et dérangés de quelque manière que soit par ma conduite, mes propos, qu’ils daignent bien d’accepter l’expression de mes regrets les plus sincères et j’implore leur pardon », a adressé Vital Kamerhe.

Désapprobation de la pétition et attentes de la société civile

En réaction, la société civile du territoire de Lubero réitère sa désapprobation vis-à-vis de cette démarche qu’elle juge inopportune. Au cours de cette session, bien que budgétaire, les forces vives de Lubero attendent plutôt la pression des représentant du peuple sur le Gouvernement afin de mettre fin à la guerre de l’AFC-M23, mais aussi l’éradication du phénomène ADF.

« Les députés nationaux doivent aussi plaider pour une assistance humanitaire en faveur des victimes de ces atrocités mais également pour l’amélioration des conditions sociales des congolais », exhorte Muhindo Tafuteni, Président de la coordination territoriale de la société civile de Lubero.