La recrudescence des attaques armées en province du Nord-Kivu, constitue un obstacle majeur pour les activités des organisations qui militent en faveur des droits des paysans. Tel est le cas de la Ligue des Organisations de Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO).
Par Providence Birugho
Muhindo Kisoki Lukando, chargé de programmes au sein de la LOFEPACO, évoque l’inaccessibilité des zones rurales qui rend difficile l’accompagnement des paysans dans leurs activités agricoles.
« Nous ne savons plus comment mener les activités. Il y a des axes où nous ne savons plus accéder. On ne peut plus accompagner normalement les paysans », décrit-il.
Impact économique sur la vie des paysans
Il craint les conséquences non seulement économiques mais aussi alimentaires.

« Nous avons restreint cet accompagnement qui a conduit à la cherté de la vie paysanne. Le prix des différents produits agricoles a grimpé. Il y a des produits qui sont devenus rares. Nous avons constaté par exemple sur le marché, il y a beaucoup plus du riz importé, dont le kilogramme est vendu presque à un dollar américain. Alors que celui du riz local est à plus d’un dollar », affirme Muhindo Kisoki Lukando qui appelle au rétablissement de la paix dans la région.
Les dépositaires des produits vivriers en ville de Butembo, s’inquiètent également des conséquences fâcheuses de l’insécurité en territoires Lubero, Beni et Irumu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.
Ces territoires font face aux attaques meurtrières répétitives des combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) et à l’activisme des groupes armés locaux. Une situation qui est à la base d’un déplacement massif de populations des zones maraîchères.









