La coordination des Organisations Humanitaires des Nations-Unies, OCHA décrit une situation humanitaire préoccupante dans la province du Nord-Kivu. Elle est caractérisée par des attaques et affrontements entre des groupes armés en territoires de Rutshuru, Masisi, Walikale, Lubero et Beni, au mois d’août 2025.

D’après le rapport de OCHA dont rtvh.net dispose d’une copie, en août 2025, 26 600 habitants des villages Kashalira et Mutanda, en chefferie des Bwito, territoire de Rutshuru, ont été forcés de faire un déplacement préventif vers Kishishe suite à un ultimatum lancé par un groupe armé. En revanche à Bwisha, au moins 26 civils auraient été tués à Kihito et Makoka lors de l’attaque du 09 août.

En territoire de Masisi, ce sont des attaques et affrontements qui ont coûté la vie à trois personnes et fait près de dix blessés à Kalembe et Nyabiondo. Cette situation a poussé 44 mille personnes en déplacement vers Mutiti et Masisi-centre.

Durant la même période, OCHA dit avoir documenté au moins 42 civils tués en territoire de Lubero et plus de 21 autres à Beni. Il s’agit du bilan des incursions meurtrières enregistrées aux villages Melia, Kenge et Mutaweza ainsi que dans les cités et localités d’Oicha, Mayi-Moya, Mayi-Safi et l’axe Eringeti-Kainama.

Ce rapport note aussi des risques d’escalade et de dégradation du contexte de protection des civils en territoire de Walikale. Allusion faite à 10 mille habitants de Katobo contraints de quitter leurs domiciles par un groupe armé en zone de santé de Pinga.

A Goma et Nyiragongo, cette organisation internationale affirme avoir recensé 25 morts et plusieurs blessés liés à la criminalité urbaine. Elle alerte également sur la persistance de l’épidémie de MPOX avec 7 505 cas confirmés.

Réponses aux populations vulnérables

Par ailleurs, OCHA fait savoir que des actions d’urgence ont été menées sur terrain pour atténuer la souffrance des déplacés et des retournés. Elle cite notamment les consultations médicales et soins de santé en faveur de plus de 30 mille personnes, l’appui en médicaments essentiels et équipements médicaux aux structures de santé, la prise en charge médicale et psychosociale des victimes des violences basées sur le genre, la distribution des semences aux ménages des retournés et l’amélioration du système d’assainissement communautaire.