Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo condamne les massacres des civils perpétrés par les combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) dans la province du Nord-Kivu, à l’Est du pays. Une réaction gouvernementale jugée insuffisante et tardive par le député national Mumbere Bwanapuwa.

Dans la nuit de Lundi à Mardi 9 Septembre 2025, trois attaques ADF ont été signalées simultanément à Ntoyo, dans le territoire de Lubero et à Fotodu ainsi qu’à Avey, en territoire de Beni, dans la Province du Nord-Kivu. Le Gouvernement congolais avance un bilan de 71 civils tués à Ntoya et 18 à Fotodu et à Avey.

Tout en compatissant avec les familles de victimes, Kinshasa se dit engagé à poursuivre les opérations militaires et la traque des terroristes ADF, auteurs des tueries massives de civils dans la région .

« Ces opérations ont déjà permis la neutralisation de plusieurs d’entre eux, la destruction de plusieurs de leurs bases et la libération d’otages civils », lit-on dans le communiqué du Gouvernement, publié mardi par le Ministère de la communication et médias.

Le Gouvernement de la RDC réaffirme également sa détermination à renforcer ses moyens pour protéger les populations civiles, restaurer la sécurité et œuvrer, aux côtés des partenaires régionaux et internationaux, pour mettre définitivement fin aux activités des ADF.

Une réaction tardive !

Le député national Mumbere Bwanapuwa Éric Lucky qualifie de « tardive et insuffisante  » la réaction de l’exécutif national face au « carnage » des civils au Nord-Kivu.

« Alors que le Gouvernement a promptement condamné les frappes israéliennes à Doha, sa réaction face au massacre de près de 90 civils à Fotudu et Ntoyo n’est survenue que tardivement, et sous pression. Pourtant, la douleur de l’Est, touche directement notre peuple et notre territoire,… », déplore l’élu de la ville de Goma.

Il dénonce « l’indifférence inacceptable et le manque de riposte » qui, selon lui, sapent la confiance entre civils et forces de défense.