Au total 200 ex-combattants et jeunes à risque de Butembo, dans la province du Nord-Kivu vont bénéficier d’une formation professionnelle de trois mois, à partir de juillet. Elle vise leur réintégration sociale dans la communauté.
Par Martin Leku
Le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRC-S) a facilité, mardi 24 juin 2025 dans la salle FEC, un dialogue pour la sélection des critères d’éligibilité de ces jeunes. Il a réuni les représentants de la société civile, ceux des confessions religieuses, structures communautaires, jeunesse, des ex-combattants et notables locaux.
Les participants ont déterminé des critères d’éligibilité des jeunes à risque, devant accompagner les ex-combattants à travers la formation professionnelle.
« Les critères généraux sont, être chômeur, avoir un consentement à participer au projet, représentation des femmes à 30%, être résident de Butembo et âgé de 18 à 50 ans. Pour d’autres critères, il faut être mère célibataire sans occupation (10%), déplacés de guerre (20%), personnes vivant avec handicap (10%), veuves sans emploi (20%), membres de groupes de pression et mouvement citoyen vulnérables (10%), rasta ouran vunérable (10%), victimes de violences basées sur les genres (20%) », lit-on dans le procès-verbal.
Le chef d’antenne du PDDRC-S Lubero et Butembo indique que ces 200 ex-combattants et jeunes à risque seront formés dans les filières de leur choix, telles que la menuiserie, la coupe et couture, la mécanique. Erick Masinda explique que l’ajout des jeunes vulnérables prévient la stigmatisation à l’égard des ex-combattants une fois réinsérés dans leur communauté.
« Que la population ne puisse plus tomber dans la stigmatisation des ex-combattants. Ils doivent être accompagnés par ces jeunes à risque, selon le principe : un ex-combattant doit être accompagné par deux jeunes à risque qui viennent de sa communauté dans la formation », explique-t-il.
Ce dialogue communautaire a été organisé dans le cadre du projet « Muda wa Amani II », exécuté par le Consortium HEKS EPER, AAP et ASP asbl, sous financement du Fonds de Cohérence pour la Stabilisation.









