Les combattants d’autodéfense « Wazalendo », alliés de l’armée congolaise désapprouvent les propos du chef d’état-major général de Uganda People’s Defence Forces (UPDF) qu’ils qualifient de provocation.

Le Général d’armée Muhoozi Kainerugaba a annoncé la traque des Wazalendo sur son compte X, le week-end dernier de son retour de Kinshasa où il était en mission officielle. Le fils du Président Yoweri Museveni et patron de l’armée Ougandaise estime que ces combattants constituent « une force négative».

Une provocation !

En réaction, les Wazalendo du Nord-Kivu tout et ceux du Sud-Kivu qualifient cette déclaration du chef de l’armée ougandaise d’une « provocation ».

« Ces genres de propos viennent de ceux qui participent au complot contre la RDC. Si vous suivez les posts de Muhoozi depuis le début de l’agression jusqu’à nos jours, ça prouve qu’il joue la carte du Rwanda », fustigent-ils dans une déclaration rendue publique lundi.

Appelés aussi Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), les Wazalendo demandent au Gouvernement congolais de rompre son accord avec l’Ouganda sur les opérations conjointes FARDC-UPDF.

Compromettre les relations RDC-Ouganda ?

Les propos de Muhoozi Kainerugaba ont également fait réagir la société civile de Butembo. Son président Mathe Saanane propose plutôt un dialogue entre les Forces Armées de la RDC et les Wazalendo pour prévenir les conséquences fâcheuses que cette déclaration pourrait déclencher.

« Traquer, ça va compromettre les relations. Je crois au dialogue. Le dialogue c’est une arme efficace qui résout le problème », préconise-t-il.

Samedi 21 juin à Kinshasa, les armées congolaise et ougandaise ont décidé de renforcer leur coopération militaire dans la traque des ADF et autres groupes armés actifs dans la Province de l’Ituri.