La journée de ce mercredi 19 novembre décrétée sans activités en territoire de Lubero a été observée dans plusieurs agglomérations de cette partie de la province du Nord-Kivu.

C’était à l’appel des organisations de la société civile locale qui décrient les tueries des civils attribuées au groupe terroriste ADF. À Njiapanda et Mangurejipa, les activités socio-économiques et scolaires ont été paralysées. Transport en commun, marchés et écoles n’ont pas fonctionné toute la journée. Constat similaire dans la localité de Byambwe où une vingtaine de civils ont été tués cette semaine.

« Nous pleurons avec les familles qui ont perdu leurs membres. C’est aussi une journée de réflexion sur comment définir d’autres stratégies afin de mettre fin à cette barbarie qui endeuille la chefferie des Baswagha et le secteur des Bapere. En effet, la question sécuritaire n’est pas seulement de l’apanage des Forces Armées de la RDC ou des Volontaires pour la Défense de la Patrie, VDP, plutôt une mutualisation des forces. C’est pourquoi, nous prônons le mariage civilo-militaire », déclare Kagheni Samuel, président de la société civile des Bapere.

Les forces vives de Lubero appellent le Gouvernement de la RDC à envisager des nouvelles mesures pour restaurer la paix et la sécurité sur l’ensemble de ce territoire.