Le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Kisangani Mouvement de Libération (RCD/K-ML), s’oppose à la création du Front pour la Réfondation de la Nation (FRN), une nouvelle coalition politico-militaire lancée le 12 Octobre 2026 en ville de Goma, à l’Est de la RDC.
par la Rédaction/RTVH
Le parti politique cher au député national Antipas Mbusa Nyamwisi dit suivre avec une attention soutenue, le développement de la situation sécuritaire et politique à l’Est du pays, particulièrement la création du FRN piloté par l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Le RCD/K-ML affirme constater l’inopportunité de cette initiative.
« En effet, elle vient raviver la guerre, la violence et le drame humanitaire et sanitaire alors que les populations de la partie Est du pays victimes innocentes, aspirent ardemment à la paix. En toute évidence, ladite initiative complique davantage la crise et ramène, inéluctablement le pays dans un schéma de balkanisation tant redoutée, surtout après l’accord de paix de Sun-City, ayant permis la réunification du pays en 2002-2003, accord dont Joseph Kabila, en sa qualité de Président de la République, fait paradoxalement partie des principaux architectes », rappelle la déclaration politique du RCD/K-ML.
Il désapprouve toute entreprise, d’où qu’elle vienne, susceptible de raviver la logique des armes et réaffirme son choix irréversible des principes démocratiques et du respect des institutions de la République légalement établies.
« Le RCD/K-ML condamne la démarche de l’ancien Président qui menace la Nation dans son existence même. Le contre-exemple soudanais, avec les guerres fratricides dans les deux États issus du démembrement, suffit pour s’en convaincre », ajoute le document.
De ce qui précède, le RCD/K-ML appelle la classe politique et les forces sociales au dépassement et à l’unité nationale, à capter les efforts engagés en faveur du processus de paix en cours au niveau national, sous-régional et international.
Il rappelle l’urgence du rétablissement de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire, premier jalon de la construction du « vouloir ensemble », en tant que fils et filles d’une même Nation, loin des clichés identitaires qui, malheureusement prennent de plus en plus des proportions inquiétantes.
Par la même occasion, cette formation politique soutient et encourage les efforts engagés par le Président de la République, appuyés par les confessions religieuses, les partenaires régionaux et internationaux, pour la tenue effective du dialogue inclusif comme cadre de traitement et de résolution des questions divergentes, afin de poser des nouvelles bases de la reconstruction de l’Etat et du renforcement de la cohésion nationale.









